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Test de souveraineté numérique : mesurez votre dépendance aux GAFAM

Cochez les services que vous utilisez pour vos e-mails, vos fichiers, votre navigateur et votre moteur de recherche : SouverainScore calcule en quelques minutes un score sur 100 de votre autonomie numérique, montre d'où viennent vos dépendances et propose des alternatives vérifiées, avec un plan d'action. Le calcul se fait dans votre navigateur : aucune réponse n'est envoyée.

En bref

  • Sans compte, sans e-mail, réponses gardées dans votre navigateur
  • 46 services décrits, chacun avec ses sources datées
  • Un score, sa couverture et sa confiance documentaire
  • Rapport PDF et export JSON à télécharger

Méthode 1.0.0, catalogue 2026-10-19.08e00d.

Le test se charge…

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Ce que mesure le test

SouverainScore regarde les services numériques que vous utilisez au quotidien et répond à une question simple : si l'un de ces fournisseurs changeait ses conditions, ses prix ou sa politique, pourriez-vous partir sans perdre vos données ? Le test ne juge ni la qualité des services ni vos choix. Il décrit qui contrôle vos outils.

Il évalue cinq dimensions, de même poids :

  • Dépendance fournisseur : confiez-vous plusieurs usages au même groupe, et le service vous lie-t-il à ses appareils ?
  • Maîtrise des données : l'éditeur peut-il lire vos contenus, s'en sert-il pour de la publicité ciblée, pouvez-vous héberger le service vous-même ?
  • Juridiction et localisation : quel droit s'applique à l'entité qui vous fournit le service, à celle qui la contrôle, et où sont stockées vos données ?
  • Transparence technologique : le code est-il public, la sécurité a-t-elle été auditée par un tiers qui publie son rapport ?
  • Réversibilité : pouvez-vous exporter toutes vos données dans un format ouvert, et y accéder avec un autre logiciel ?

Le test essentiel couvre quatre usages (messagerie, stockage, navigateur, moteur de recherche). Le test complet en ajoute cinq : assistant d'IA, bureautique, messagerie instantanée, système de l'ordinateur et du téléphone.

La souveraineté numérique, à l'échelle d'une personne

On parle surtout de souveraineté numérique pour les États et les entreprises. Pour un particulier, elle tient en une capacité concrète : choisir ses outils et pouvoir en changer, sans que ses données, son carnet d'adresses ou ses habitudes restent bloqués chez un fournisseur. Notre guide de la souveraineté numérique détaille le sujet à l'échelle européenne.

Trois idées reçues que le test évite volontairement :

  • Européen ne veut pas dire souverain. Une filiale irlandaise d'un groupe américain reste soumise au droit américain par sa maison mère. Le test sépare donc l'entité qui signe votre contrat de celle qui la contrôle.
  • Libre ne veut pas dire sécurisé, et chiffré ne veut pas dire chiffré de bout en bout. Ce sont des critères distincts, notés séparément.
  • Une alternative n'est pas un remplacement à l'identique. Les fiches donnent les limites connues de chaque service, à vérifier avant de changer.

La méthode, critère par critère

Chaque service du catalogue est décrit par douze critères notés de 0 à 1. Chaque valeur renvoie à une page de l'éditeur, un registre, un dépôt de code ou un rapport d'audit, avec sa date de consultation. Ces sources s'affichent dans le détail de votre résultat.

DimensionCritèrePoids dans la dimension (sur 1)
Dépendance fournisseurConcentration de vos usages sur un même groupe0,6
Utilisable hors des appareils de l'éditeur0,4
Maîtrise des donnéesChiffrement des contenus (bout en bout ou non)0,45
Exploitation publicitaire de vos données0,35
Auto-hébergement possible0,2
Juridiction et localisationDroit de l'entité qui contrôle l'éditeur0,5
Droit de l'entité qui contracte avec vous0,3
Localisation garantie des données0,2
TransparenceCode source ouvert0,6
Audit de sécurité publié0,4
RéversibilitéExport complet en format ouvert0,6
Accès par protocoles ou formats ouverts0,4

Comment le score est agrégé

Chaque usage que vous renseignez pèse autant que les autres, quel que soit le nombre de services cochés : si vous utilisez deux messageries, chacune compte pour moitié dans l'usage « messagerie ». Le test ne connaît pas votre intensité d'usage et ne la devine pas. Un critère sans objet pour un usage (le chiffrement d'un moteur de recherche, par exemple) est retiré et son poids redistribué dans l'usage. Le score est la moyenne pondérée des critères connus, sur 100.

Ce que deviennent les inconnues

Une information introuvable ne vaut jamais zéro. Elle sort du calcul et fait baisser la couverture, c'est-à-dire la part pondérée des critères réellement évalués. Il en va de même pour « Je ne sais pas », pour un service absent du catalogue et pour une question passée. « Je n'en utilise pas » retire l'usage du calcul, sans bonus ni malus. Quand moins de la moitié du poids des critères est connue, ou avec moins de deux usages évalués, le test affiche « score non déterminable » plutôt qu'un chiffre trompeur.

Quand une caractéristique dépend d'un réglage (une option de chiffrement à activer, une personnalisation publicitaire désactivable), le test ne présume pas de votre configuration. Le critère est alors signalé « à vérifier dans vos réglages » et reste hors du score.

Juridiction : pourquoi l'entité qui contrôle compte plus

Le CLOUD Act américain impose à un fournisseur soumis au droit des États-Unis de communiquer les données qu'il détient ou contrôle, « regardless of whether such communication, record, or other information is located within or outside of the United States » (18 U.S.C. § 2713, consulté le 19/10/2026). Un contrat signé avec une filiale européenne ne suffit donc pas. Le test note l'entité contractante et l'entité de contrôle séparément :

  • Union européenne ou Espace économique européen : 1 pour les deux critères ;
  • pays reconnu par la Commission européenne comme offrant une protection adéquate, hors États-Unis (Suisse, Royaume-Uni, Japon…) : 0,75 ;
  • États-Unis : 0,25 pour l'entité contractante (l'adéquation y est limitée aux entreprises certifiées du cadre de protection des données), 0 pour l'entité de contrôle ;
  • autres pays : 0.

Liste des pays adéquats : Commission européenne, décisions d'adéquation, consultée le 19/10/2026.

La confiance documentaire

Elle résume la solidité des sources qui portent votre score. Une source officielle (conditions d'utilisation, registre, dépôt de code) compte plus qu'un article de presse, et une vérification de plus de six mois compte moins qu'une vérification récente. Elle s'affiche en trois niveaux (élevée, moyenne, faible). Ce n'est pas une probabilité : elle dit à quel point le catalogue est étayé, pas si votre score est « juste ».

Comment les alternatives sont classées

Une alternative n'apparaît que si elle obtient, selon la même méthode, un résultat plus élevé que le service que vous utilisez. Votre priorité déclarée (confidentialité, solutions européennes, logiciel libre…) double le poids de la dimension correspondante pour l'ordre d'affichage, sans modifier les caractéristiques des services ni votre score. Aucun lien de l'outil n'est rémunéré, et une rémunération ne pourrait de toute façon pas entrer dans le calcul : ce sont deux champs séparés du catalogue.

Ce que le score ne dit pas

  • Ce n'est ni un audit de sécurité ni un contrôle de conformité au RGPD. Un service bien noté peut être mal configuré ; un service mal noté peut convenir à votre usage.
  • Il décrit les services que vous déclarez, pas votre configuration réelle : le test ne sait pas si vous avez activé une option de chiffrement ni où se trouve votre compte.
  • Il n'est pas une mesure exacte de dépendance : une liste de services ne dit rien de la quantité de données que vous y avez confiées.
  • Les poids sont des choix éditoriaux, publiés et identiques pour tous. Changer un poids change le score : c'est pourquoi la méthode porte un numéro de version, inscrit dans chaque rapport.

Qui contrôle vos réponses pendant le test ?

Vous. Le calcul tourne entièrement dans votre navigateur : vos réponses, votre score et votre rapport ne sont envoyés ni à GadGeek ni à un tiers. Le catalogue des services est chargé depuis gadgeek.fr, puis plus rien ne sort.

La fréquentation de la page est mesurée comme sur le reste du site, avec un outil auto-hébergé. Le test n'y transmet jamais un service coché, une réponse ou un score : seulement le passage d'une étape ou l'export d'un rapport, sous forme de compteur. Les clics à l'intérieur de l'outil sont exclus de la mesure automatique des clics.

Rien n'est conservé quand vous fermez la page, sauf si vous cochez « Conserver mes réponses sur cet appareil » : elles restent alors dans le stockage local de votre navigateur, et décocher la case les efface.

Par où commencer après le test

Le plan d'action range les changements par gain rapporté à la difficulté. En pratique, trois règles évitent les mauvaises surprises :

  1. Commencez par ce qui se défait en un clic : changer de moteur de recherche ou essayer un autre navigateur ne coûte rien et s'annule immédiatement.
  2. Exportez avant de migrer, et vérifiez que l'archive s'ouvre. Un export vérifié rend une migration réversible.
  3. Ne fermez jamais une ancienne adresse e-mail tant que des comptes y sont rattachés : c'est par elle que passe la récupération de vos mots de passe.

Pour aller plus loin : la méthode pour réduire sa dépendance aux GAFAM, les alternatives européennes service par service, et nos comparatifs consacrés à la messagerie sécurisée, au stockage en ligne, aux moteurs de recherche et à l'IA française.

Questions fréquentes

Le test est-il vraiment gratuit et anonyme ?

Oui. Il ne demande ni compte ni adresse e-mail, et le calcul se fait dans votre navigateur : vos réponses ne quittent pas votre appareil. Le rapport PDF et l'export JSON sont générés localement.

Pourquoi « Je ne sais pas » ne fait-il pas baisser mon score ?

Parce qu'une absence d'information n'est pas une mauvaise réponse. Elle fait baisser la couverture, qui indique quelle part du calcul repose sur des critères réellement évalués. Si la couverture tombe sous la moitié, le test préfère afficher « score non déterminable ».

Un service européen obtient-il automatiquement une bonne note ?

Non. La juridiction n'est qu'une des cinq dimensions. Un service européen sans export de données, au code fermé et sans audit publié peut obtenir un score moyen, et c'est voulu.

Pourquoi mon résultat change-t-il si j'ajoute un service du même groupe ?

Le critère de concentration mesure combien de vos usages dépendent d'un même groupe. Utiliser la messagerie, le stockage et le navigateur d'un seul éditeur crée une dépendance plus forte que d'utiliser trois éditeurs différents, même si chaque service pris seul est identique.

Cocher une action comme faite améliore-t-il mon score ?

Non. Le diagnostic décrit les services que vous déclarez. Quand vous avez réellement changé de service, modifiez vos réponses : le score est recalculé à partir de vos nouveaux choix.

Ce score remplace-t-il un audit RGPD ou de sécurité ?

Non. C'est un indicateur pédagogique pour comprendre ses dépendances. Il ne vérifie ni la configuration de vos comptes ni la conformité d'un traitement de données.

Les informations sur les services sont-elles à jour ?

Chaque fiche porte la date à laquelle ses sources ont été consultées, visible dans le détail du calcul. Une source ancienne fait baisser la confiance documentaire. Si une information vous semble dépassée, écrivez-nous avec la source : la correction entre dans la version suivante du catalogue.